Les indés donnent de la voix

28 avril '09 par vivamusica, dans Analyses / tribunes.

Ouf ! il aura fallu qu’on remette une couche avec Hadopi, qu’on fasse le match retour pour que les indépendants sortent le nez de leurs tanières, voyant bien qu’il se passe quelque chose d’important pour le monde de la musique en ce moment. Après l’UPFI lundi matin dans une lettre ouverte, et Zelnik, patron de Naïve dans le Monde daté du mardi, c’est autour des “petits indépendants” de prendre la parole.
Difficulté à se réunir, à se mettre d’accord, difficulté à comprendre et à s’entendre sur un texte commun, manque de temps pour analyser et militer, voici les principales causes de ce retard. Mais les “indés” sont là et bien là. Deux associations, CD1D et FEPPIA, signataires d’une lettre ouverte, m’ont fait parvenir leur prose après les avoir rencontré à MaMA à Bourges.
Cette lettre est un vrai cri du cœur. Et vous, qu’en pensez-vous ?Lettre ouverte à Mesdames et Messieurs les Députés.
Alors que la Loi « Création et Internet » revient très prochainement au Parlement, nous, producteurs indépendants de musique, voulons vous interpeller en apportant un éclairage radicalement différent de celui généralement promu par les grandes compagnies du disque.

Les Producteurs Indépendants de musique (communément aussi appelé Labels Indépendants) sont aujourd’hui plus de 600 en France et cumulent plus de 3 000 productions par an. Ils sont très souvent de toutes petites structures (sarl, scoop, association) comportant de 0 à 5 salariés en moyenne. Pour paraphraser le Syndicat de l’Artisanat, ils sont aujourd’hui la plus grande maison de disques de France, produisant 90% de création originale, soit généralement les première, seconde ou troisième oeuvres d’artistes de tous horizons et de toutes esthétiques musicales. Très souvent hors des sentiers battus, ils représentent la véritable diversité culturelle que ce pays se flatte à raison de défendre. Sans eux, les Dominique A, Yann Tiersen, Ogres de Barback, High Tone… n’auraient jamais débuté (la liste pouvant être longue). Aujourd’hui, cette liberté de créer est menacée, car la majorité de ces structures indépendantes est au bord de l’asphyxie.
Les labels indépendants sont partagés quant à cette Loi. Pourquoi ? Parce qu’au fond, si elle rappelle le droit
inaliénable des ayant droits à être rémunérés, elle en oublie la réalité vécue par des milliers d’artistes et de

producteurs, en même temps qu’elle pose de vraies questions sur les libertés individuelles.
Pour les acteurs indépendants, les conditions de travail n’ont jamais été faciles et idéales, crise ou non. Mais la dévalorisation constante de la musique orchestrée par les majors a rendu ces conditions difficilement tenables aujourd’hui. Dès 2006, la mort annoncée (pour 2010) du CD, par une presse n’écoutant que les poids lourds de l’industrie musicale, a précipité cette chute du marché et conforté un large public dans la totale dévalorisation du support. Non seulement il n’en est rien, mais encore aujourd’hui, le physique représente près de 90% des ressources des producteurs indépendants. Mais dans un pays qui a laissé détruire son réseau traditionnel de disquaires au profit de chaînes omnipotentes, ces ressources traditionnelles chutent désormais, sans que le numérique vienne à les compenser. Et il y a, malheureusement, fort à parier qu’il n’en sera jamais ainsi.

La politique de fuite en avant des majors a très largement contribué à la dévalorisation de la musique. Par un discours inique contre le public, désigné comme voleur potentiel avant d’être amateur de musique, les majors ont radicalisé le phénomène, en développant en même temps une politique de prix cassé qui cherche à condamner le physique (moins rentable pour eux que le numérique). Après avoir bradé leur catalogue dans des offres parfois aberrantes (accès à l’ensemble d’un catalogue à volonté pour le détenteur de telle carte bancaire par exemple), les majors adoubent des sites de streaming tel Deezer.
Deezer est non seulement une escroquerie, mais surtout le dernier degré de la dévalorisation de la musique.
– Deezer a fondé son succès sur la gratuité totale d’écoute de musique piratée. Il est paradoxal que les majors du disque aient depuis tant d’années vilipendé les internautes pour adouber une société commerciale qui aujourd’hui encore propose du contenu piraté.

Deezer n’est pas une radio. En effet, avec Deezer, vous choisissez d’écouter ce que vous voulez, quand
vous voulez, autant de fois que vous voulez, là où vous le souhaitez. C’est une discothèque à distance écoutable depuis n’importe quel ordinateur ou téléphone mobile (type Iphone). Contrairement à une radio qui diffuse un programme choisie par ses soins.

La rémunération de Deezer aux producteurs est ridicule et inadmissible : 24 185 écoutes = 22,85 euros.
– Mais surtout Deezer avalise auprès du public l’idée que la valeur de la musique est égale à 0. Et c’est peut-être cela le plus grave car rien ne le justifie.

– Si l’internaute grâce à Deezer peut se construire gratuitement sa propre discothèque consultable à volonté, pourquoi dès lors achèterait-il de la musique sur les sites de téléchargement légaux ?

– Enfin, on propage l’idée que Deezer favorise la découverte par l’internaute de nouveaux artistes. Il n’en est rien dans la grande majorité des cas. Aujourd’hui, les producteurs indépendants vendent toujours moins de disques et ne constatent pas une augmentation du public venant voir leurs artistes en concerts. Il y a bien d’autres moyens de découvrir de la musique via par exemple les réseaux sociaux type Myspace.

Avec Deezer, les majors du disque abattent la valeur de la musique au profit d’une rentabilité à court terme (combien Deezer a-t’il acheté sa « légalisation » par Universal ? Quel est la rémunération de Universal et quelle en est la répartition Universal / artiste Universal ? Les majors du disque construisent leur rentabilité de groupe puissant sur le dos des producteurs indépendants que nous sommes et dont ils font peu de cas.

A cela, nous devons remarquer qu’à aucun moment il n’est fait état de la responsabilité lourde que portent les Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI) dans la situation actuelle. Les FAI ont construit leurs réseaux, communiqué dans leurs campagnes publicitaires et acquis leur clientèle grâce à un contenu musical qui ne leur appartenait pas. Car à quoi bon souscrire du haut débit pour recevoir de simples courriels ? De télévision on ne parlait pas il y a encore quelques mois de cela, c’est donc bel et bien essentiellement la musique qui, avec le cinéma, a été le terreau du développement de l’internet commercial. Ces fournisseurs d’accès n’ont, à ce jour, jamais reversé le moindre centime à la musique. Au contraire, ce sont les chaînes de télévision publiques qui sont désormais en partie financées par une taxe versée par les FAI, par la grâce d’une décision politique.
Le débat doit aujourd’hui changer de nature et poser les vraies questions.
– assigner en justice de façon systématique (et collective) les sites faisant commerce de nos contenus en toute illégalité,
– créer une redevance prélevée sur le chiffre d’affaires des FAI destinée à la création,
– éliminer définitivement les problèmes d’interopérabilité matérielle et donner la libre utilisation des fichiers acquis légalement, dans la limite de son cercle d’amis,
– interpeller la sacem sur la nécessité d’adapter son système de perception et de répartition aux nouveaux
modèles technologiques,
– favoriser l’émergence de modèles économiques alternatifs aux grands conglomérats (qu’ils se définissent
comme des majors ou des indépendants),
– réintroduire et développer le réseau de diffusion du disque physique, loin d’être mort, avec les disquaires ainsi que d’autres commerces de proximité tels les libraires, salles de concerts…
– lutter contre l’atrophie actuelle de l’offre physique dans les chaînes de magasins ; le disque est un objet culturel, pas un baril de lessive,
– intégrer plus largement les producteurs et labels indépendants dans toutes les discussions, réflexions et prise de décisions concernant la filière musique.

Il n’existe pas une solution miracle mais un ensemble d’actions concrètes à mettre en place qui puisse tout à la fois permettre tant aux internautes, qu’aux artistes et producteurs de redonner sa véritable place à la musique et sa pleine dimension artistique. Il est grand temps de s’y mettre, en laissant de côté ces combats stériles qui, on le voit bien, ne mènent décidément à rien. Car au rythme où vont les choses, il n’y aura dans quelques années que les majors du disque pour produire la musique et quelques sites adoubés par elles pour la distribuer. Il en sera alors fini des artisans de la musique que nous sommes, défricheurs depuis toujours d’une véritable diversité dans la création. Est-ce là le but recherché ?

De part l’urgence de leur situation, les producteurs indépendants que nous représentons par nos signatures, s’organisent enfin pour faire reconnaître et entendre leurs problématiques et leur importance primordiale dans la création. Nous sommes aujourd’hui prêts à prêter notre expertise et contribuer à construire enfin une vraie politique en faveur de la création, de la rémunération juste et équitable des artistes et producteurs, et d’un dialogue renforcé et constructif avec les internautes dont la grande majorité est toujours prêt à payer pour écouter de la musique.
Philippe Couderc
Président de la Feppia, fédération des Producteurs et Editeurs Indépendants d’Aquitaine (22 labels adhérents)
Eric Petrotto
Président de CD1D, fédération professionnelle de labels indépendants (100 labels adhérents)
Les premiers labels signataires : 6AM / AILISSAM / ALBA CARMA / AMOR FATI / AZA ID / BANZAI LAB / BEE RDS /CLAC! Records / CLAPPING MUSIC / LA CHAUDIERE PRODUCTION / COLLECTIF CA-I / COMPOSIT MUSIC /CRASH DISQUES / CRISTAL MUSIQUE / CRYPTOHYTE / DAQUI / DIAMOND TRAXX / DA SKUD REKORDZ /FACTO RDS / ICI D’AILLEURS / IOT / IRFAN [LE LABEL] / JARRING EFFECTS / HORSNORMES ! / KIUI PROD /MARABI / MARV / MEDIATONE / MILLE MILLIARDS / NEURONEXXION / ODETTE PRODUCTIONS /PATCHWORK / PLATINUM RDS / PRIKOSNOVENIE / SO YOUZ / SUISSAMUSIC / SYNCOPE / TALITRES / TER A TERRE / TROISQUATRE8 / VAÏ LA BOT / VICIOUS CIRCLE / VOLVOX MUSIC ainsi que ainsi que le réseau ZONE FRANCHE les fédérations CD1D et FEPPIA.
si vous désirez vous associer à ce texte, écrivez à : contact@feppia.org / 06 16 98 85 07

Partager :
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • blogmarks
  • MySpace
  • Technorati
  • TwitThis
  • Wikio FR
  • E-mail this story to a friend!
  • LinkedIn

9 Réponses to “Les indés donnent de la voix”

28.04.09#1

Commentaire par Rémi Bouton.

Le texte est différent de celui qui circulait au MaMa, j’aimerai savoir pourquoi.
Concernant Deezer, je crois que c’est dommage de condamner ce genre de modèle en refusant de le comparer à une radio.
De toutes façons, le modèle de la radio musicale type réseau FM est en voie de disparition. Si quelque chose peut remplacer la radio, c’est bien Deezer, Spoitfy ou autres…
Le problème c’est que ces services sont en concurrence avec le gratuit/gratuit (p2p non rémunéré) ce qui leur interdit de valoriser leur matière première auprès des annonceurs.
Concernant les questions posées par ces “petits” indés, je crois qu’elles sont intéressantes. Ils faut les faire ces Etats généraux de la création !

28.04.09#2

Commentaire par vivamusica.

Philippe de FEPPIA m’a donné la raison de cette modification. Ils ont fait une monture plus courte et adapté à l’actualité (retour HADOPI et surtout lettre ouverte de l’UPFI)
je le cite :
“Cela vient en “contre-attaque” d’une lettre ouverte que l’on devrait lire à droite à gauche, notamment signée de l’Upfi, interpellant le PS et demandant un rdv à Martine Aubry. Cette lettre reprend des positions connues, en insistant sur le fait que le PS, de part sa position, est contre la création… Hors nous voulons revendiquer notre position de force dans le processus de création.”

Il est indéniable qu’il y a une part de politique importante dans ce débat. Rôle des collectivité territoriale, de la nation dans le partage des richesse et le développement de la création. rôle du business aussi. On aborde aussi le rôel de la gauche, et là, c’est très tendu (on a pu voir ça plusieurs fois à Bourges justement).
Comme toi, et j’en ai discuté de longues heures avec les sigantaires de cette lettre, l’attauqe aux sites de streaming en direct n’est pas forcément le plus pertinent. Je comprend le malaise (on touche que dalle, ils viennent de l’illégale) mais ce débat est, à mon sens, d’un autre temps et injustifié tant les défis sont à relever pour les prodcuteurs de contenus. Mieux vaut traiter avec un acteur comme Deezer, qui règle la SACEM et paye à l’écoute, qu’un acteur comme Youtube qui ne paye pas à l’audience ou un acteur du P2P dont fournit aucun retour exploitable sur la fréquentation et l’audience.
Ce fut d’ailleurs très encourageant de voir Philippe Couderc en pleine discussion avec Hervé Rony. Le clivage Majors/indé fait grincé encore des dents car de nombreuses situations délicates des indés d’aujourd’hui sont les conséquences de stratégies de majors (entre autres) à court terme des années passées.
L’heure est à la mobilisation car ce que soulève la FEPPIA et CD1D dans cette lettre et lors de ma rencontre à Bourges avec la FEPPIA (quid de la valeur de la musique sur Internet, comment financer la production, quel relation et quels business avec les nouveaux acteurs, comment est perçue la musique par les auditeurs…) sont des problèmes qui concernent toute la création, de la majors au plus petit indé.
Ce que je trouve ultra positif, c’est la prise de conscience et l’implication que souhaite avoir ces labels et ses acteurs souvent peu enclin et motivé par les débats plus technique et politique autour de l’avenir de la filière.
Oui, Rémi, il faut un grenelle de la Création, des majors aux indés, des disquaires aux FAI, de numerama au minstre de la culture.

28.04.09#3

Commentaire par Bidibule.

Je crois qu’il serait plus prudent de ne pas balayer de la main avec autant de hâte le problème de la faiblesse ( voir de l’absence) de revenus liés à l’exploitation d’œuvres sur internet. De nombreuses questions sont posées par l’émergence des sites de streaming dont Deezer fait partie, et peu de réponses sont aujourd’hui apportée …

Est ce que la totalité des catalogues proposées le sont de façon légale ?
A l’heure où j’écris ces quelques lignes, un service de streaming très connu ne m’a toujours pas expliqué comment mes titres se sont retrouvés exploité sur leur plate forme, ni combien de fois elles avaient été streamé. Un silence radio de plus …en attendant qu’on en reparle à l’assemblée nationale ou ailleurs ?

Comment sont décompté les lectures sur les sites de streaming ? Rien que là dessus , je crois que certains dans le coin, on eu quelques surprises …

Je ne suis pas vraiment d’accord avec toi Remi lorsque tu dis qu’il faut comparer les plates formes de streaming aux radio. Ce n’est pas parce que les unes remplacent les autres dans la pratique des consommateurs qu’elles sont forcement identiques et comparables . Je crois que dans le cas Deezer/spotify et autres, on est clairement dans le service « On demand » qui est donc totalement différent d’un programme radio.

Ce qui est vraiment injuste en l’état ( et encore celui qui vient chercher de la justice dans la musique , se trompe un peu de porte non ? ) c’est que pendant que les indés réclament la tête de deezer, bon nombre de services exploitent des œuvres sur internet sans aucune rémunération des ayants droits.

29.04.09#4

Commentaire par François.

Deezer et les sites de streaming ne sont peut-être pas le mal absolu mais ils constituent indéniablement un outil qui se met au service des grands conglomérats. J’en veux pour preuve l’embauche de marketeurs issus du sérail (info publiée puis effacée du blog Deezer…) et la réorganisation des moyens d’accès à la musique (disparition de rubriques tellee que rock international ou heavy-metal par exemple, au profit du top français qui met en vitrine les produits à vendre.

Dès lors ça n’est pas du tout étonnant que les indés ne retirent aucun bénéfice de ce genre de site, qui est effectivement bien proche des radios FM, récupérées et mises au pas en leur temps…

29.04.09#5

Commentaire par Sylvain.

Comment on peut dire que MySpace c’est bien alors qu ils n’ont jamais payés l’utilisation de la musique (sauf les US depuis quelques mois avec le même modèle que Deezer)…. Et condamner Deezer?

Comment explique t’on que Sacem n’a apparement pas d’accord avec MySpace? Des millions de stream… revenus artiste zero, maison de disque zero… MySpace who knows???

Au lieu de condamner…. faudrait il peut être se mettre au travail?

01.05.09#6

Commentaire par Bidibule.

C’est tout à fait ce que nous disons Sylvain … Mais avant de demander aux indés de se mettre au travail , posons nous tout de même une question par soucis de réalisme (au moins ça ! ) : Les indés sont ils en position de pouvoir négocier avec Myspace ? Et d’ailleurs puisque tu parles de Myspace Music US, il me semble que les indés sont justement exclus du système de répartition, du moins si j’en crois un article de Guillaume Champeau d’octobre 2008.

Rappelons aussi que le positionnement de myspace est sensiblement différent de celui de Deezer. Myspace propose des outils, une audience bref un service aux artistes et on n’est plus dans l’exploitation pure de catalogue. De plus, libres aux artistes de choisir le nombre de titre mis en ligne sur myspace…A titre d’exemple , mon distributeur ne me permet pas de limiter le nombre de titre présent sur Deezer, c’est tout ou rien.

04.05.09#7

Commentaire par DigitalMeme Hebdo #11 | digitalmeme.fr.

[...] culturelles, Jacques Attali propose 10 solutions pour éviter Hadopi. Les petits indépendants prennent la parole pour la première fois à propos de l’avenir de la filière. Enfin, Patrick Zelnik écrit une tribune dans le Monde [...]

06.05.09#8

Commentaire par NiTr.

Je suis tout à fait d’accord l’ensemble des arguments sauf pour l’attaque contre Deezer, bien que je n’utilise pas ce site.

Certes ce n’est pas une radio comme les autres, mais il est normal que les radios s’adapte au numérique. Et s’adapter au numérique et à Internet ne signifie pas uniquement diffusé de la même manière numériquement.

Pour ce qui est de l’étendue du catalogue et de l’écouté à la demande, on peut enfin découvrir facilement d’autres titres d’un album. On n’est donc plus obligé d’entendre tout le temps le même single, qui est bien souvent le titre le moins intéressant d’un album.

Il est de plus évidant que plus on écoute un album, plus on a envie de l’acheter.

Les producteurs indépendants qui n’ont jamais fonctionné en terme de single devrait donc être avantagé.

Concernant les 25€ pour 25 000 écoutes, juste une question: combien une radio ayant une audience de 25 000 personnes paye-t-elle au producteur pour la diffusion d’un titre?
A mon avis pas bcp plus

07.05.09#9

Commentaire par vivamusica.

@NiTr
Pour avaoir eu une logue conversation avec les signataires de cette lettre, c’est surtout la perte de la veleur qui les inquiète. Deezer n’est pas une radio mais un pur player on demand. la différence est énorme en terme de pratique.
Quand on regarde les chiffres de ventes du numérique sur le dernier trimestre, on comprend mieux la désapprobation des indé vis à vis de Deezer, même si, à mon avis, Deezer n’est qu’une conséquence du web.
enfin, pour la rémunération d’un titre en passage radio, oui, sur une FM même de 35 000 auditeurs c’est supérieur, nettement supérieur.

Laisser un commentaire








RSS feed for comments on this post