MaMA de Bourges #3 : citations

04 mai '09 par vivamusica, dans Analyses / tribunes.

Ce que vous avez raté au MaMA. Ambiance, citation, thématique. Retour sur le premier salon professionnel organisé au Printemps de Bourges.
Un petit florilège du MaMA pour en finir avec Bourges avec quelques citations choisies.
Il y a eu beaucoup d’échanges et une volonté d’oeuvrer main dans la main pour la filière musicale. Derrière les belles volontés, il y a eu aussiq uelques dérapages et rapport de force entre différents organismes et/ou secteurs d’activité de la musique. En attendant un MaMA 2 faisant une plus grande place aux acteurs du web, voici quelques (courts) extraits choisit de position d’institution ou de remarques d’intervenants. Ces citations ont été prise dans un contexte de débats, d’où le ton un peu élevé.

« Si y a confiance de l’artiste, on va très loin » Xavier Collin, WTPL, à propos du développement d’un artiste

(Xavier Collin)« J’ai 27 centimes de Deezer à partager avec tous les ayant droits. Je ne sais pas faire
-Oui, il n’y a que les Telecom qui savent répartir des micro-sommes comme ça. »
Jean-Pierre Arbon, chanteur. (Discussion en sortie de conférence.)

« Il faut mettre l’artiste au centre du débat, lui donner une part de production et d’édition plus importante. Le centrer plus dans le cœur économique de son projet » Alice.Caron, Editeur, manager de Bensé

«Major/ indé c’est des petites merdes devant YouTube, Google » Xavier Collin

«  Soit c’est le droit exclusif donc la fin du statut d’hébergeur, soit c’est la licence globale et la fin des droits exclusif. » Hervé Rony, répondant à la Emmanuel De Buretel pendant la conférence « allons-nous tous changer de mériter ? »
« Dans les années 80’s, la FM c’est la liberté, résultat on s’est retrouvé avec NRJ »
Emmanuel DE Buretel, directeur de Because Music

« L’artiste c’est un créateur, son essence même c’est d’être généreux
L’internaute, si c’est gratuit, ce n’est pas de sa faute
Google, Youtube se goinfrent sur les UGC. On se fout de notre gueule pour quelques internautes qui téléchargent alors que myspace ou Youtube ne payent pas.
J’ai fait 30 millions d’écoutes sur Myspace pour 0 centimes.
Actuellement, il y a un vrai problème avec le statut d’hébergeurs. Les Telecom ne sont pas des médias mais des hébergeurs. Faudrait modifier la directive sur le commerce électronique mais c’est la remise en cause du web 2.0 »

Extrait de l’intervention d’Emmanuel De Buretel à propos du web

«La Fnac ne va pas arrêter le disque ». Bernard Delerue Directeur du réseau Fnac France. Autour d’une bière, il m’a présenté le projet de Fnac « d’excellence » en souhaitant investir dans le conseil et le choix de qualité sur quelques grandes Fnac pour devenir de vrais disquaires spécialisés.

« C’est un cycle économique. Il y a 50 ans la tournée était importante et le disque rapportait rien. C’est l’édition qui finançait le concert » Emmanuel De Buretel répondant au 360°.

« On a 99% de notre public qui n’était pas née à la première édition. C’est un cas unique dans un festival en France.» Daniel Colling, directeur du printemps de Bourges, dans les allées du festival.

« On ponctionne à tous le monde pour redistribuer au mieux. C’est la force de la répartition collective. L’inconvénient, c’est que tout le monde ne touche pas forcément. » Un administrateur de l’ADAMI, dans les allées du festival.

« On a une destruction du réseau, un centralisation de l’offre. C’est un cycle, disparition des dinosaures. La fin du disque la fin de l’innovation, la fin de recherche de nouveaux support »
extrait de l’intervention d’Emmanuel de Buretel à propos de l’avenir du disque »

« Il y a 10 ans, le disque représentait 1 ?3 milliards d’Euros. Aujourd’hui il représente 600 millions. Le live c’est entre 400 et 500 millions d’Euros ? Le rapport Scène/musique enregistré change. La Scène est plus importante dans ce rapport. (…)
Qui sont les opérateurs demain ?
Qui sont les investisseurs demain ?
Qui sont les décideurs demain ? »

Stephan Bourdoiseau, directeur de Wagram

« Quand AZ a un problème avec un médias, c’est notre problème à tous.
Quand les 3 baudet a un problème avec (de tapage nocturne) le voisinage, c’est notre problème à tous.
Quand les artistes ne sont pas payés, c’est notre problème à tous.
»
Bruno Lion, lors de la dernière conférence, sur le besoin de se fédérer.

«L’autoprod est une solution à une panacé mais il faut respecter les métiers.
Il est naturel pour un danseur de se reconvertir. Qu’en est-il d’un artiste de musique ?
»
Extrait del’intervention de Michel Joubert, Administrateur de l’ADAMI à la conférence musique vivante, musique enregistré : une même crise ?

« J’essaie de signer les artistes sur longtemps. J’ai un engagement pour 3 ou 4 albums pour Grands Corps Malade. » Valery Zeitoun, AZ.

« La perception de droit, c’est un problème à l’international pour plein de raison. »
Xavier Collin

«  il a 9 ans, quand on est venu avec le projet de diffusion de live sur Internet, on avait 5 à 6 interlocuteurs différents avec des visions des réponses différentes. »
Yves Sauvignet Concert and Co

« Il y a4 ans, sur NRJ, 4500 titres diffusés par an. Aujourd’hui c’ets 500 titres. A titre de comparaison, il y a 50 000 titres de FIP. » François Nowak, SPEDIDAM.

«Les chiffres du CNV sont en hausse mais ils inclus l’humour et les comédies musicales, génréatrices d’audience.(…)Il y a une grande disparité entre les stades qui font 10 Phénix (plus grande salle du Printemps de Bourges) et les petites salles.(…). Une tournée d’un grande star dans les stades peuvent déformer les chiffres réel du live en France. Il n’y a pas assez de festival en France. »
Jean-Christophe Bonneau, Directeur administratif du CNV . Extrait de son intervention lors de la conférence « Musique Vivante, musique enregistrée, une même crise ? »

« Le nombre de demande de RMI pour les artistes a explosé sur tout le territoire ». Marc Slyper lors de cette même conférence.
« l’amateur ne doit pas être une forme de doping social mais il faut donner de l’exposition à cette forme de création. »
Marc Slyper répondant à la question y a t-il trop d’artistes ?

« En presse, on a un problème de place. On ne parle que des choses qui plaisent au lecteurs(…)On a Illusion de tout est comme avant alors que rien n’est plus comme avant . On doit toujours traiter autour d’une sortie de disque. Parler d’un concert après, c’est nargué (rires). (…) On est musicien en France si l’on a des droits et des statuts, depuis quand musicien est un métier ? »
Extrait de l’intervention d’Olivier Nuc à la conférence « y a t-il trop d’artistes ? »

« Il ne faut plus dire que pour être musicien il faut avoir un Statut » Marc Slyper en réponse.

Partager :
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • blogmarks
  • MySpace
  • Technorati
  • TwitThis
  • Wikio FR
  • E-mail this story to a friend!
  • LinkedIn

Laisser un commentaire








RSS feed for comments on this post