Archive for 'Analyses / tribunes'

La fin d’une époque, la fin de Chorus

juillet 29, 2009 by vivamusica, under Analyses / tribunes, Général.

chorus n°61

Le magazine Chorus, dédié à la chanson française ne passera pas l’été.
Le trimestriel s’arrêtera en septembre. Un rideau de fin assez triste pour ce petit magazine qui anime le monde de la chanson. Les éditions du Verbe avait passé le relais au groupe millénaire presse qui jette à son tour l’éponge. C’est la cessation d’activité.

Cette disparition fait échos avec le regroupement de Jazz Magazine et JazzMan et le rachat par Classica du Monde de la musique (qui se traduit par sa disparition pur et simple des kiosque).

Le hasard a voulu que l’annonce tombe quasi en même temps que le dépôt de bilan d’un monstre de la photographie. L’agence Gamma, fondé par Raymond Depardon et Gilles Garon est aussi en grande difficulté. Le groupe Eyedea souhaite s’alléger  du poids de son département presse. C’est l’inconnu pour l’agence Gamma.

Avec la disparition de Chorus, c’est la recommandation d’un journal d’expert, la validation et la façon de découvrir pour des professionnels de la musique et des amateurs de chansons de nouveaux talents. On ne voit pas (pour l’instant) surgir un blog de cette qualité de recommandation.

L’industrie du disque doit devoir faire avec cette nouvelle donne, une baisse de la visibilité, de la recommadation et de la présence dans les médias. L’heure est à la création de nouvelle référence de recommadation sur le web surtout pour les secteurs de niche.

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Premières Impressions - Live Concert by SFR : Phoenix

juin 12, 2009 by Hugo Amsellem, under Analyses / tribunes.

J’attendais avec assez de curiosité ce concert de Phoenix sur SFR en Live Concert, expérience que je n’ai jamais encore eu l’occasion d’avoir. Voici en quelques lignes ma réaction avec 3 axes d’approches : Le contexte, l’expérience, et la praticité.

Le contexte :

Le concert devait commencer à 20h30, donc la retransmission commence vers 20h30, mais pas le concert. On a ainsi le droit à l’ambiance avant-concert, avec les derniers réglages, le bruit de fond du public (réel) qui attend, et le bruit de fond du public (sur le chat) qui attend. L’image n’est pas statique puisque le réalisateur navigue entre les 3 caméras qui quadrillent le studio SFR pour l’occasion.

L’expérience :

L’expérience utilisateur est évidemment liée à la qualité de la retransmission, si l’on omet la qualité intrinsèque et subjective du groupe. Ainsi avec la possibilité de changer soi même l’angle de vue, ou d’en choisir plusieurs grâce à des fenêtres séparés, on a la possibilité de consommer le concert passivement et activement. Quant à la qualité du son et de l’image, j’ai été assez déçu, et c’est ce critère qui ne m’a pas retenu jusqu’à la fin du concert. J’imagine que la captation doit être assez délicate à effectuer, et que la captation vidéo dans un environnement sombre doit être difficile à retransmettre en direct en flux à 600 ko/s. Cependant même avec une bonne connexion et en choisissant la meilleure qualité, le rendu n’est pas à la hauteur. Je m’interroge donc sur la pertinence de la consommation mobile d’un concert, les best practices observées sur ces usages ne correspondant pas.

Même si l’échange avec les autres utilisateurs n’existe pour l’instant uniquement grâce à un chat très basique, on imagine que plusieurs perspectives de développement sont prévues dans ce sens. En effet l’expérience sociale d’un concert doit impérativement être conservée malgré la froideur du support numérique. Il y a quelques mois j’ai assisté à une démo du futur site Live Concert à l’Appart SFR, et les possibilités offertes au spectateurs n’ont semble-t-il pas encore été développées.

La praticité :

C’est un élément prédominant  dans la dématérialisation d’un évènement apparemment difficile à digitaliser. La retranscription de l’ambiance est assez réussie, mais le reste non. La lecture flash d’un contenu “HD” n’aide pas, et mon mac s’est rapidement mis à chauffer. Des améliorations sont aussi à penser quant à l’ergonomie du site qui ne permet que le visionnage du concert. Aucune synergie n’est faite entre l’univers de l’artiste, sa musique, et les produits à vendre (merch & cie). Pourtant, une fois qu’un utilisateur est sur le site, son attention est captée, et capter l’attention est le plus dur à faire. SFR ne monétise pas du tout l’attention des utilisateurs qui sont souvent fans, et donc beaucoup plus enclin à consommer leur relation avec l’artiste. Je pense et j’espère qu’SFR est dans une phase de test, et que l’opérateur préfère actuellement roder tous les process de captation et de diffusion pour pouvoir rapidement les industrialiser.

Mais le Live Concert by SFR reste une bonne idée et est plus longuement explicité par Laurence Dolivet dans son interview DigitalMeme. Peut-on affirmer que le Live Concert sera consommé comme un “preview” par les consommateur? J’entend par là que ce type de concert servira peut-être de produit d’appel pour le concert en lui-même, en étant une version “Demo” de la vraie performance Live.

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MaMA de Bourges #3 : citations

mai 4, 2009 by vivamusica, under Analyses / tribunes.

Ce que vous avez raté au MaMA. Ambiance, citation, thématique. Retour sur le premier salon professionnel organisé au Printemps de Bourges.
Un petit florilège du MaMA pour en finir avec Bourges avec quelques citations choisies.
Il y a eu beaucoup d’échanges et une volonté d’oeuvrer main dans la main pour la filière musicale. Derrière les belles volontés, il y a eu aussiq uelques dérapages et rapport de force entre différents organismes et/ou secteurs d’activité de la musique. En attendant un MaMA 2 faisant une plus grande place aux acteurs du web, voici quelques (courts) extraits choisit de position d’institution ou de remarques d’intervenants. Ces citations ont été prise dans un contexte de débats, d’où le ton un peu élevé.

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Les indés donnent de la voix

avril 28, 2009 by vivamusica, under Analyses / tribunes.

Ouf ! il aura fallu qu’on remette une couche avec Hadopi, qu’on fasse le match retour pour que les indépendants sortent le nez de leurs tanières, voyant bien qu’il se passe quelque chose d’important pour le monde de la musique en ce moment. Après l’UPFI lundi matin dans une lettre ouverte, et Zelnik, patron de Naïve dans le Monde daté du mardi, c’est autour des “petits indépendants” de prendre la parole.
Difficulté à se réunir, à se mettre d’accord, difficulté à comprendre et à s’entendre sur un texte commun, manque de temps pour analyser et militer, voici les principales causes de ce retard. Mais les “indés” sont là et bien là. Deux associations, CD1D et FEPPIA, signataires d’une lettre ouverte, m’ont fait parvenir leur prose après les avoir rencontré à MaMA à Bourges.
Cette lettre est un vrai cri du cœur. Et vous, qu’en pensez-vous ? (Lire la suite…)

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MaMA de Bourges #2 : des chiffres et des lettres

avril 28, 2009 by vivamusica, under Analyses / tribunes, Conférences / débats / événements.

Ce que vous avez raté au MaMA. Ambiance, citation, thématique. Retour sur le premier salon professionnel organisé au Printemps de Bourges.
Découverte de ce salon professionnel en quelques chiffres et mots clés.

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iPhone en concert, ça donne quoi ?

avril 24, 2009 by vivamusica, under Analyses / tribunes.

On avait parlé la semaine dernière d’un conert à L‘Européen avec …iPhone. J’ai enfin une vidéo à vous montrer.

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MaMA de Bourges #1 : les axes

avril 24, 2009 by vivamusica, under Analyses / tribunes, Conférences / débats / événements.

Ce que vous avez raté au MaMA. Ambiance, citation, thématique. Retour sur le premier salon professionnel organisé au Printemps de Bourges.
Après deux jours dans un univers à forte dominante spectacle vivant, où les nouveaux acteurs du web ont brillé par leurs faibles représentations, retour sur les grands axes de réflexion du MaMA, liste non exhaustive..
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RADIO 2.0: Les radios traditionnelles n’ont toujours pas compris…

avril 14, 2009 by borey, under Analyses / tribunes, Radio, Start-Up Musique.

L’IMPORTANCE DES RADIOS LES ANNÉES A VENIR

On nous parle beaucoup de téléchargement ou encore d’écoute illimité. Certes c’est génial pour les internautes puisqu’ils peuvent avoir accès à un catalogue important de musique… Mais face à toute cette masse de contenus musicaux, comment s’y retrouver ? Pas facile de choisir ce que l’on veut écouter et surtout de découvrir de nouveaux artistes. Cela prend du temps. C’est pour cette raison que je pense que la recommandation musicale prendra une place extrêmement importante. En effet, si l’accès à un large catalogue développe l’appétence de musique chez un internaute, il n’en reste pas moins que sa soif de musique ne sera pas étancher si facilement. Encore faut il qu’il s’abreuve à la bonne source si vous me permettez de poursuivre l’image de la soif x-). L’intérêt d’un média qui va recommander de la musique à un internaute est de pouvoir découvrir des artistes qui sont susceptible de lui plaire à sa place pour lui faire gagner du temps, pour lui éviter toute recherche. Cela existe déjà et cela s’appelle la radio. Si le téléchargement légal ou illégal ainsi que les sites de streaming ont certainement concurrencés les radios, celle-ci devraient reprendre une place importante. D’ailleurs, le peer-to-peer a ses débuts a engendré une véritable boulimie de musique si l’on regarde le nombre de fichiers télécharger par foyer. Depuis quelques années, ce nombre a véritablement diminué. L’usage des outils de téléchargement est arrivé à maturité et requiert un comportement raisonné pour une utilisation optimale. Voilà un nouveau besoin: celui d’être guidé et accompagné dans sa consommation musicale. Les blogs d’ailleurs y contribuent parfaitement. Mais la radio reste le meilleur outil pour diffuser continuellement de la musique.

Voilà, il ne s’agit plus de simplement diffuser de la musique mais de proposer une expérience musicale évolutive qui guide et accompagne l’internaute dans sa consommation de musique. Une expérience qui “murie” avec l’internaute. C’est un savoir-faire où la sensibilité humaine à toute sa place et donc créatrice de valeur à l’heure du tout numérique. (Lire la suite…)

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L’HADOPI adoptée…lecture critique…

avril 3, 2009 by Remi D., under Analyses / tribunes.

Nous vous avions prévenu, Digitalmeme.fr est un collectif où le consensus mou n’est pas le mode de fonctionnement. On aime le débat et la polémique et c’est cela qui anime notre volonté de réflexion au sujet du développement de l’écosystème de la création dans un environnement numérique.

Notre nouveau membre de Digitalmeme.fr Rémi Bouton s’est chargé ce matin d’acter dans une tribune très intéressante le vote de la loi HADOPI.

Je me permets donc de rebondir sur une sélection de plusieurs arguments développés dans cette tribune que je vous invite à lire dans un premier temps afin de lancer le débat au sein de notre blog et de notre collectif.

L’Hadopi et son principe de riposte graduée (2 avertissement avant coupure de l’accès Internet) vise à faire évoluer les comportements de millions d’internautes qui, éblouis par cet accès libre et gratuit à la musique ou au cinéma, ne se rendent pas compte que, privés de retour sur investissement, privés d’argent, ces secteurs sont en voie de paupérisation.”

Le peu de mobilisation du grand public au sujet d’HADOPI révèle qu’il est bien plus conscient des enjeux de soutenabilité de la création culturelle que ce que certains laissent entendre.

La dernière étude du DEPS sur les dépenses de consommation des ménages en biens et services culturels et télécommunications acte le transfert d’une parti conséquente des dépenses culturelles vers les dépenses de télécommunications. Néanmoins, il est un peu rapide de conclure à un éblouissement des internautes face à la gratuité. D’après l’étude du DEPS, ils ont maintenu leur niveau consommation de sortie en cinéma et ont augmenté leur consommation de spectacles de plus de 46.5%. Considérer les internautes comme des ravis de la crèche face à la gratuité est un raccourci facile. Ils agissent comme des consommateurs rationnels qui face à une innovation technologique réalloue leur structure de consommation. Que ces transferts ne suffisent pas à maintenir l’équilibre de la création culturelle est un autre problème et pose la question de la réactivité des industries culturelles face à l’évolution de leur marché.

L’argument de paupérisation du secteur manque d’éléments factuels solides. Je ne sais pas si tu as des chiffres ou des études à nous fournir sur le sujet. Si on parle des salariés de la culture, la dernière étude publié par le DEPS sur l’emploie salarié dans le secteur de la culture parcouru rapidement ce matin évoque plus un sous-emploi des entrants et une forte inégalité des salaires qu’une tendance à la paupérisation.

Cette loi devrait permettre d’assurer le développement rapide d’offres innovantes, de musique ou films, qui rémunèrent les ayants droit.”

Effectivement Rémi, le conditionnel est de rigueur pour cette assertion. On attend toujours les annonces de la part de l’industrie. Le succès et la pérennité d’un modèle de diffusion à la Deezer semble être plus dépendant des conditions tarifaires d’accès au catalogue des majors qu’à un report massif des usagers chassés du territoire du p2p comme le démontre les exemples américains.

Le succès public et financier d’Hulu.com aux USA démontre d’ailleurs que la co-existence d’une offre  « pirate » et d’une offre légale n’est pas incompatible.

“Que l’on parle de téléchargement à l’acte ou à l’abonnement, gratuit ou payant, la différence majeure entre l’offre légale et la copie “pirate”, c’est que la première respecte l’auteur, l’artiste, le producteur, quand l’autre les ignore.”

Cette hypothèse est vraie dans un modèle de diffusion physique protégé par le droit d’auteur et pour la frange des artistes financé par un tiers. Pour un artiste non inscrit à la SACEM ou autres sociétés de gestion de droit et dont la musique a été autoproduite, la copie pirate est un moyen de diffusion de son œuvre que lui seul est à même de définir comme respectueux ou non.

Sera-t-elle comprise par le public ? Oui, si il comprend pourquoi elle a été votée, si les offres de musique et de films sont attrayantes et concurrentielles et si l’Hadopi ne dérape pas.”

Cela fait beaucoup de « si » ;-)

Mieux comprendre pourquoi cette loi a été votée implique de s’intéresser au fonctionnement de l’économie culturelle et aux mécanismes de financement de la création et de la production. J’invite les opposés les plus ardents à cette loi à s’y intéresser de plus près.

Franchement Rémi, depuis 1999 et l’apparition de Napster, les personnes intéressés par ce sujet ont eu toutes l’occasion de comprendre les mécanismes de financement de la création et de la production artistique. Continuer à perpétuer l’idée que les opposants à HADOPI n’y comprennent rien est insultant. Néanmoins, l’opacité de ces industries en terme de reporting financier et mécanismes de répartition de droit empêche tout effort de documentation de l’impact du numérique sur les industries culturelles.

“Développer des offres attrayantes pour le public est plus complexe. Les tarifs doivent être concurrentiels et les catalogues accessibles dans leur exhaustivité.”

Par qui est engendré cette complexité depuis 10 ans, par le seul comportement du consommateur pirate, ou bien par les industriels et les ayants droits ? Jean-Samuel et Sylvie, membre de digitalmeme, qui ont beaucoup bossé sur le dossier des web-radios au niveau académique et opérationnel peuvent témoigner de l’inertie de l’ensemble des acteurs afin de favoriser l’émergence d’une offre attrayante pour le public.

“Il y a encore beaucoup de chemin à faire dans la baisse des coûts techniques également : Notamment, la bande passante mobile est encore beaucoup trop chère pour rendre attractive la VOD en mobilité, où même l’accès en stream à toutes ses musiques.”

commençons par développer une offre internet de VOD viable on verra ensuite pour la VOD en mobilité. Le modèle Hulu.com existe, il suffit de le reprendre.

“Que l’Hadopi ne dérape pas, c’est souhaitable, même si cette loi a, il est vrai, un côté usine à gaz qui peut inquiéter. La France est une république démocratique et nous avons de nombreuses institutions qui protègent nos libertés et notre vie privée.”

Un des seules institutions qui protègent en France la vie privée numérique c’est à dire la CNIL ne sera pas représentée au sein de la Haute Autorité.

“Avec deux types de critiques : Les uns disent ; on risque d’être accusés à tort, et les autres (les mêmes souvent), on pourra toujours continuer à transgresser en utilisant des moyens divers et variés. Finalement c’est juste comme dans la vraie vie : il y a des innocents accusés à tort et des coupables en puissance qui passent entre les gouttes Rien de nouveau sous le soleil.”

Cette affirmation constitue un sacré idéal politique et démontre à quel point il est aussi nécessaire de renouveler notre démocratie à l’ère du numérique.

“Ce sera à nos institutions de bien fonctionner et à la loi d’évoluer en fonction des usages. Jusqu’à preuve du contraire, Internet n’est pas un régime plus démocratique que notre démocratie.”

Quelles institutions ? HADOPI acte la fin de l’intervention d’un juge.

“Cette loi résoudra-t-elle tous les problèmes ? Non. Il y a de nombreux dossiers sur lesquels il serait nécessaire d’agir dans le domaine culturel. Durée des droits, utilisation du domaine public, régulation des revenus des artistes et comédiens, politiques publiques…”

Constat acide…HADOPI ne résoudra pas tous les problèmes de la création artistique dans un environnement numérique…sur ce point on est d’accord…néanmoins on peut s’interroger au vu de l’effort politique déployé par le gouvernement pour faire passer cette loi et en assumer les conséquences, aura-t-il le courage de s’attaquer aux autres dossiers bien plus cruciaux que tu cites ? HADOPI ne marque-t-elle pas la délégation des prérogatives culturelles de l’Etat aux seules industries ?

“De plus, alors que les industries high tech poursuivent leur croissance en surfant sur l’appétit du public pour les contenus, une réflexion sera nécessaire sur la manière dont ces derniers pourraient être en partie financés par les premières.”

nier que cette réflexion et des initiatives ne sont pas en cours est une contre vérité. La notion d’industrie high-tech est vague mais on peut noter qu’Orange à créer une filiale de coproduction cinématographique, SFR soutient de nombreux artistes à travers le live, Microsoft avec Guitar Hero à créé un nouveau canal de monétisation de la musique, et j’en passe…

“Et qui sait, alors que nous commençons à quitter un monde où l’abonnement au Net est payant et les contenus gratuits, si nous n’allons pas doucement vers un monde où l’abonnement sera gratuit et les contenus payants.”

et les ingénieurs télécom et les concepteurs de FreeBox feront passer une loi à l’assemblée pour que les industries culturelles identifient par quel réseau les internautes se sont connectés ;-)

D’autres débats en perspective.

Bienvenue à digitalmeme.fr Rémi !!! le débat continue ici sur tous ces sujets bien plus passionnants que l’HADOPI

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L’Hadopi adoptée

avril 3, 2009 by Rémi Bouton, under Analyses / tribunes.

Les députés ont voté le projet de riposte graduée. La loi doit encore passer en commission mixte paritaire puis devant le Conseil Constitutionnel.

Jusqu’à ce jour, la mise à disposition sur Internet de musique ou de films sans l’autorisation de leurs créateurs ou producteurs était déjà interdite, mais les peines encourues tellement lourdes que la loi en était inapplicable.

L’Hadopi et son principe de riposte graduée (2 avertissement avant coupure de l’accès Internet) vise à faire évoluer les comportements de millions d’internautes qui, éblouis par cet accès libre et gratuit à la musique ou au cinéma, ne se rendent pas compte que, privés de retour sur investissement, privés d’argent, ces secteurs sont en voie de paupérisation.

Cette loi devrait permettre d’assurer le développement rapide d’offres innovantes, de musique ou films, qui rémunèrent les ayants droit. Que l’on parle de téléchargement à l’acte ou à l’abonnement, gratuit ou payant, la différence majeure entre l’offre légale et la copie “pirate”, c’est que la première respecte l’auteur, l’artiste, le producteur, quand l’autre les ignore.

Cette loi n’a qu’un seul objectif, celui d’amener les internautes à choisir ces offres qui rémunèrent les artistes et leur entourage professionnel.
Sera-t-elle comprise par le public ? Oui, si il comprend pourquoi elle a été votée, si les offres de musique et de films sont attrayantes et concurrentielles et si l’Hadopi ne dérape pas.

Mieux comprendre pourquoi cette loi a été votée implique de s’intéresser au fonctionnement de l’économie culturelle et aux mécanismes de financement de la création et de la production. J’invite les opposés les plus ardents à cette loi à s’y intéresser de plus près.
Développer des offres attrayantes pour le public est plus complexe. Les tarifs doivent être concurrentiels et les catalogues accessibles dans leur exhaustivité. Il y a encore beaucoup de chemin à faire dans la baisse des coûts techniques également : Notamment, la bande passante mobile est encore beaucoup trop chère pour rendre attractive la VOD en mobilité, où même l’accès en stream à toutes ses musiques.

Que l’Hadopi ne dérape pas, c’est souhaitable, même si cette loi a, il est vrai, un côté usine à gaz qui peut inquiéter. La France est une république démocratique et nous avons de nombreuses institutions qui protègent nos libertés et notre vie privée. Evidemment, pour certains, elle pose un problème majeur, celui de commencer à réguler le Net. Jusqu’à présent il n’y avait qu’une régulation technique, voilà le politique s’en mêle. Est-ce bien son rôle ?

Avec deux types de critiques : Les uns disent ; on risque d’être accusés à tort, et les autres (les mêmes souvent), on pourra toujours continuer à transgresser en utilisant des moyens divers et variés. Finalement c’est juste comme dans la vraie vie : il y a des innocents accusés à tort et des coupables en puissance qui passent entre les gouttes Rien de nouveau sous le soleil. Ce sera à nos institutions de bien fonctionner et à la loi d’évoluer en fonction des usages. Jusqu’à preuve du contraire, Internet n’est pas un régime plus démocratique que notre démoncratie.

Cette loi résoudra-t-elle tous les problèmes ? Non. Il y a de nombreux dossiers sur lesquels il serait nécessaire d’agir dans le domaine culturel. Durée des droits, utilisation du domaine public, régulation des revenus des artistes et comédiens, politiques publiques…

De plus, alors que les industries high tech poursuivent leur croissance en surfant sur l’appétit du public pour les contenus, une réflexion sera nécessaire sur la manière dont ces derniers pourraient être en partie financés par les premières.

Et qui sait, alors que nous commençons à quitter un monde où l’abonnement au Net est payant et les contenus gratuits, si nous n’allons pas doucement vers un monde où l’abonnement sera gratuit et les contenus payants.

D’autres débats en perspective.

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